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Borne du chemin de compostelle
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Sur les chemins de Compostelle

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Environ 1.800 km de marche, France / Espagne, automne / hiver,

totale autonomie (hamac), 2 sacs à dos, 28/30kg sur les épaules (matériel photo)

Saint Jacques de Compostelle / GR65 / GR652 – Rocamadour / Camino Français.

Départ du Puy-en-Velay (quelques villages en amont) – Saint Jean Pied-de-Port – Santiago de Compostella – Fistera – Muxia.

" Ce qui compte, ce n’est pas d’arriver à Santiago, mais qui tu es quand tu y arrives. " Anonyme
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Coquille du chemin de compostelle

Chemin Saint Jacques de Compostelle

Arrivée à Fistera, Espagne

La page est en cours de création, les photographies et vidéos retraçant chaque étape du chemin de Compostelle seront dévoilées peu à peu, comme les pages d’un carnet de voyage que l’on tourne avec patience. Je vous invite à revenir régulièrement, à suivre ce récit qui se tisse au fil des pas. Merci pour votre regard, votre présence, votre précieux soutien et ce lien silencieux qui nous unit sur la route.

Buen Camino

Commentaires

1 COMMENTAIRES

  • Avatar de Miguel PlatteelRépondre Répondre
  • Sur les chemins de Compostelle : Une odyssée solitaire. Devant moi s'étendent 1800 kilomètres de promesses. Les sentiers ancestraux de Compostelle m'attendent, tandis que je n'emporte que l'essentiel : un hamac suspendu entre ciel et terre, un appareil photo pour capturer l'éphémère, et mon cœur comme seule boussole véritable. L'automne habille les forêts de sa palette flamboyante – or, ambre, cuivre – tandis que l'hiver, patient prédateur, guette à l'horizon. Dans cette saison intermédiaire, les chemins se parent d'une beauté mélancolique que peu de regards contemplent. À l'aube, la brume s'accroche aux vallées, voile diaphane que transpercent les premiers rayons solaires, créant une cathédrale de lumière entre les branches dénudées. Parfois, le givre dessine des constellations argentées sur mon sac de couchage – calligraphie du froid qui raconte la nuit passée. C'est dans cette adversité silencieuse que se révèlent les trésors les plus purs : une anémone solitaire défiant le gel, le regard bienveillant d'un villageois offrant un abri, la chaleur inattendue d'un thé partagé avec un inconnu devenu, l'espace d'une soirée, un confident. Les cloques aux pieds se transforment en stigmates de persévérance, le vent devient un compagnon aux humeurs changeantes, la pluie un baptême impromptu qui lave les certitudes. La nature m'enveloppe de sa symphonie discrète – trilles d'oiseaux hivernants, bruissement des feuilles mortes sous mes pas, murmure cristallin des ruisseaux gonflés par les pluies. Dans cette immersion totale, la biodiversité se dévoile à qui sait ralentir : un renard furtif traversant le chemin, des champignons surgissant comme des sentinelles après la pluie, l'écorce rugueuse des chênes centenaires sous mes doigts. Les rencontres humaines, rares en cette saison austère, brillent d'autant plus intensément. Comme des perles précieuses sur un collier distendu, ces connexions éphémères tissent une toile invisible de solidarité entre marcheurs solitaires. Ce voyage en autonomie totale est une quête double : celle des horizons extérieurs qui s'ouvrent à chaque col franchi, et celle, plus subtile, des paysages intérieurs qui se révèlent dans le silence des longues journées de marche. Je vous invite à être les témoins distants de cette odyssée hivernale. Un message, une pensée, un mot d'encouragement – chacun sera comme une étoile dans mon ciel nocturne, un rappel que même dans la plus profonde solitude des chemins d'hiver, un fil invisible nous relie. Car n'est-ce pas là l'essence même du pèlerinage ? Marcher seul, mais jamais vraiment isolé, porté par les pas de ceux qui ont foulé ces mêmes pierres depuis un millénaire, et par la bienveillance de ceux qui suivent le voyage de loin.

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